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Entre 1975 et 2005, le nombre de chasseurs a diminué de 40 %.

Publié le par Patrick Morel



Au fil des saisons, la chasse perd sa dimension populaire. Mais il n’y a aucune de fatalité au déclin.

Les faits sont tétus et la pente semble inéluctable... Entre 1975 et 2005, le nombre de chasseurs a diminué de 40 %. Pour donner quelques ordres de grandeurs : il y a une trentaine d’années (une génération !), notre communauté dépassait les 2 millions de nemrods ; aujourd’hui nous sommes à peine plus de 1,2 millions. Ces chiffres sont inquiétants mais il ne faut pas les regarder comme une fatalité.


Selon les projections démographiques, si rien n’est fait nous serons moins d’1 million (900 000 environ) en 2020 et, à peine 500 000 en 2030. Moins de chasseurs, c’est d’abord une augmentation mécanique, chaque année, des coûts « administratifs » (prix du permis, timbres spécialisés, bracelets…). Pour preuve : en 30 ans, le prix du permis national a progressé de plus de 550 % ; il a été multiplié par trois en données corrigées de l’inflation.
Le timbre fédéral a grimpé de 15 euros (en moyenne en 1975) à 80 euros en moyenne (en 2005), soit pratiquement six fois plus. En 10 ans (1995-2005), le prix du timbre national grand gibier a doublé.

Mécaniquement, lorsque le nombre de chasseurs diminue, les prix augmentent… Ainsi, au fil des saisons, la chasse perd, peu à peu, sa dimension populaire.

Une chasse « élitiste » est une utopie.
Elle sera balayée sur le plan politique comme l’a montré l’exemple de l’interdiction de la chasse à courre en Angleterre. En toute logique, lorsqu’une activité est réservée à une « élite », elle se coupe de la majorité de la population.

Son art de vivre est en danger car il est incompris du plus grand nombre. C’est pourquoi notre devoir est de former la relève comme nous avons nous-même appris cette vision singulière de la nature, ce respect des grands équilibres de la faune sauvage.

Chaque chasseur est un héritier. Cet héritage exceptionnel nous devons le transmettre non seulement à nos enfants mais aussi à nos amis, nos voisins… Loin des villes, de l’urbanisation, de la pollution : chasser c’est d’abord préserver ce lien indispensable avec l’ordre naturel.

Car, comme le rappellent très justement nos amis de l’ANCGE, les projets des pseudos écologistes et autres technocrates peuvent paraître angéliques mais ont, en réalité, des conséquences tragiques.

L’enfer est pavé de bonnes intentions.
Bruxelles et les associations anti-chasse refusent systématiquement l’ajout de quelques jours de chasse en France. Mais ils acceptent le massacre de 100 000 oiseaux (40 000 oies cendrées, 40 000 oies rieuses et 20 000 canards siffleurs) en Hollande durant l’automne et l’hiver. Sans oublier les dizaines de milliers d’œufs détruits, les oies en mue capturées pour être tuées au bâton ou gazées ou encore les engrillagements des secteurs des nids pour empêcher les oisons de se nourrir dans les près avoisinants, ce qui a pour effet de les faire mourir de faim.

Pour mémoire, le prélèvement réalisé en France par la chasse est inférieur à 20 000 oies par saison. Notre vision de l’ordre naturel est juste, nous devons la défendre. Pour cela nous devons être nombreux. Tel est l’enjeu d’une chasse populaire.

Source : planetchasse.com

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